Le Programme de restauration des grands herbiers submergés (PGHS) du Saint-Laurent offre une aide financière aux initiatives locales visant à protéger et à restaurer les zones d’importance pour la végétation submergée dans le tronçon fluvial et l’estuaire fluvial du Saint-Laurent.
L’objectif principal du programme est de maintenir à long terme et rétablir les grands herbiers submergés présents actuellement et historiquement dans le fleuve Saint-Laurent, y maintenir une biodiversité et rehausser l’état de santé de ces écosystèmes essentiels à plusieurs espèces fauniques, en restaurant des habitats aquatiques à haute valeur écologique.
Développer et acquérir des connaissances clés favorisant une restauration optimale des grands herbiers submergés dans le fleuve Saint-Laurent.
Restaurer des habitats aquatiques d’intérêt écologique et leurs fonctions au sein du fleuve Saint-Laurent et favoriser leur protection à long terme.
Créer des partenariats et soutenir des initiatives locales afin d’améliorer l’état de santé des habitats aquatiques au sein du fleuve Saint-Laurent.
Atténuer les impacts des changements climatiques sur les communautés fauniques aquatiques et leurs habitats.
Favoriser le transfert de connaissances à des groupes d’intervenants clés afin de les sensibiliser aux impacts du comportement humain sur les herbiers submergés, et outiller ces derniers pour la mise en place d’activités de restauration des espèces de plantes submergées.
Du 27 avril au 22 mai 2026
Déposez votre projet à
programmeherbiers@fasl.ca
Ce programme est possible grâce au soutien financier du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et de Parcs (MELCCFP).
Les zones admissibles au programme incluent l’entièreté des secteurs d’eau douce du fleuve Saint-Laurent (tronçon fluvial et estuaire fluvial) et du lac des Deux-Montagnes comprenant de grands herbiers submergés. Les embouchures des grands tributaires du fleuve sont comprises, mais les projets seront priorisés selon la séquence suivante : 1) fleuve et estuaire fluvial du Saint-Laurent 2) lac des Deux-Montagnes et 3) grands tributaires du fleuve.

L’état des lieux et la caractérisation de sites clés sont des préalables nécessaires à la détermination des secteurs à protéger, ceux en péril ou ceux avec les potentiels les plus élevés pour des actions de restauration dans la portion d’eau douce du fleuve Saint-Laurent. Ces étapes permettent de mettre en place une priorisation dans les actions.
Ces projets nécessitent d’appliquer un protocole standardisé pour assurer la comparabilité entre les prises de données (entre les sites, entre les années et entre les collecteurs de données, méthodes à utiliser et type de fichier pour la prise et le partage des données). Le protocole à appliquer est développé par le MELCCFP et est disponible pour consultation avant le dépôt d’un projet à subventionner.
Ces projets visent à approfondir nos connaissances sur les conditions préalables à une restauration des herbiers submergés en eau douce qui aura de bonnes chances de succès. Il peut s’agir d’améliorer les connaissances sur les conditions environnementales optimales pour la croissance des plantes ou sur les seuils minimaux à atteindre pour la qualité de l’eau (ex. : turbidité, contaminants, hydrologie, physico-chimie) ou des sédiments (ex. : contaminants, rhizosphère) avant de restaurer en fonction des espèces végétales présentes.
Il peut aussi s’agir de mieux comprendre l’effet de la présence d’espèces végétales particulières sur la faune présente.
Finalement, il peut s’agir d’optimiser les efforts de restauration, d’abord à petite échelle (ex. : types de semis, composition végétale à utiliser, essais de nouvelles méthodes).
Ces projets visent des travaux de restauration des grands herbiers submergés d’eau douce dans le fleuve Saint-Laurent. Ils doivent avoir lieu dans des secteurs avec un déclin confirmé des herbiers submergés ou avec un doute raisonnable de déclin (ex. : mention historique, pression anthropique présente ou passée). Il devra aussi être démontré que la restauration a des chances raisonnables de succès.
Les projets doivent s’appuyer sur une étude d’avant-projet qui précise les pressions sur le milieu, les besoins et les raisons derrière les méthodes employées retenues, ainsi que les impacts des travaux sur la biodiversité en place. Cette étude inclut donc une caractérisation du site qui permettra de dresser le portrait de la superficie occupée par les herbiers submergés et de la composition de la communauté végétale en place avant la restauration ainsi que les conditions physico-chimiques présentes.
Les projets utiliseront des méthodes reconnues ou des méthodes expérimentales basées sur des fondements scientifiques solides. Ces méthodes doivent avoir un impact environnemental le plus faible possible. Ils proposeront un suivi pertinent des résultats des actions dans l’année ou les années subséquente(s). Les dépenses liées au suivi sont admissibles jusqu’à l’automne 2028. S’il est envisagé de poursuivre les actions de suivi ou d’effectuer des modifications aux travaux sur une période plus longue que celle financée dans le cadre du programme, le demandeur doit en faire mention dans sa demande d’aide financière.
Ces projets peuvent viser la réalisation d’activités de transfert de connaissances à des groupes d’intervenants clés, dans le but de les former sur les meilleures techniques de restauration (ex. : ateliers de formation ciblés, implantation de sites de démonstration, outils de formation).
Ils peuvent aussi servir à la réalisation d’ateliers de formation technique par des experts afin de former d’autres partenaires sur le territoire aux meilleures pratiques de restauration ou à l’organisation d’un forum de partage de connaissances sur les activités de restauration dans la portion d’eau douce du fleuve Saint-Laurent. Ils peuvent également développer des activités de sensibilisation sur l’impact de certaines activités humaines sur les herbiers submergés ou sur les avantages de la présence de ceux-ci dans l’environnement (ex. : services écosystémiques, habitats d’importance).
Finalement, il peut s’agir de projets artistiques valorisant la beauté des herbiers submergés et nos liens avec ceux-ci. Les projets développés devraient avoir une portée provinciale ou régionale.
L’aide financière sera allouée, en fonction des fonds disponibles, aux projets sélectionnés parmi ceux soumis lors d’appels à projets. Au moins deux appels à projets sont prévus, dont le premier au printemps 2026. Un deuxième appel à projets aura lieu au cours de l’exercice financier 2026-2027.
Pour soumettre une demande de soutien financier, le demandeur doit remplir le Formulaire de dépôt et le transmettre, accompagné des pièces jointes exigées, par courrier électronique au FASL.
Nous encourageons tout organisme intéressé par le programme à communiquer avec le responsable pour obtenir des renseignements plus spécifiques concernant le processus de dépôt: programmeherbiers@fasl.ca
Documents à joindre à votre demande:
Si la personne autorisée à signer n’est pas la direction ou la présidence : une résolution de l’organisme demandeur autorisant la personne identifiée à signer la demande et l’entente.
Lettres d’appui pour chaque partenaire : chaque lettre doit confirmer le rôle, les responsabilités ainsi que les engagements monétaires et/ou non monétaires du partenaire.
Si le projetest réalisé en territoire privé : une lettre de consentement aux travaux du propriétaire.
Localisation du projet : une carte de l’emplacement du projet.
Toute demande incomplète pourra être rejetée.
Toutes les demandes jugées admissibles sont évaluées par la méthode comparative lors de chaque appel à projets du programme. Les projets retenus lors de cette évaluation sont ensuite analysés par un comité d’évaluation regroupant des représentants du milieu universitaire, du MELCCFP et du FASL.
Les coûts directs jugés essentiels à la réalisation du projet sont admissibles.
Sont admissibles :
Ne sont pas admissibles :